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Pulcherie Adnéli Koibla: La Girafe Tchadienne.

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Tendances People Mag: Mlle Koibla, nous sommes heureux de pouvoir nous entretenir avec vous, et donc de porter votre pensée vers nos lecteurs.

Tout d’abord, nous souhaitons en savoir un peu plus sur vous…ADNELi

Adneli Pulcherie Koïbla: Avant tout, mes meilleurs vœux pour l’année 2018 à tous les lecteurs, et merci au  magazine de m’avoir donné la chance de m’exprimer et surtout de me faire connaître. Moi c’est Adneli Pulcherie Koïbla, né le 10 septembre 1996 au Tchad. Je mesure 1m82 et pèse 59 kg. Depuis maintenant quatre années, je suis , mannequin professionnel, modèle-photo et poursuis en parallèle un cursus universitaire en gestion des ressources humaines à l’institut supérieur de gestion (ISG) de N’Djamena. Je suis issue d’une famille chrétienne composée de deux grandes sœurs et deux petits frères. De par ma taille qui surplombe celle de mes frères, je porte le surnom de «girafe» (rire).  Le mannequinat a d’abord été pour moi un rêve d’enfant avant de devenir aujourd’hui Dieu merci un métier malgré les hauts et les bas qui l’accompagne. Dès l’âge de six ans, je passais le clair de mon temps à contempler les mannequins en couverture de grands magazines et une fois fini de jalouser leur vie (rire), je me prêtais au jeu de défilé dans ma chambre et changeais parfois de tenues cinq à sept fois dans la même journée.

Puis dans l’optique de préparer ma carrière et ainsi me donner une chance, je participais à presque tous les concours de beauté organisés dans mon pays. C’est ainsi que mon passage a chaque fois très remarqué me permit de collectionner les couronnes. Et si je ne sortais pas gagnante d’un concours, je pleurais toute la nuit. (Rire). Après ce parcours qui me valut quelques collaborations avec des agences de mannequinat, je décide du jour au lendemain de bousculer mon destin.

Ceci se fit sans heurt, Dieu merci, et la signature d’un contrat professionnel avec Monsieur Bani Gata fut la concrétisation du dur travail  abattu. Cette collaboration fait vivre ma carrière de mannequin et au delà de l’apprentissage du métier, cela renforce d’avantage la confiance en moi.

J’adore les voyages, les débats intellectuels , la lecture,le basket ball et la musique.

TPM: Dites-nous à partir de quel moment vous avez décidé de devenir mannequin.

APK:  c’était en 2013 que j’avais décidé vraiment de me donner.

Pourquoi ???  Oui 2013 à été pour moi l’année de changement et de décision car c’est durant cette période que j’avais pris conscience de la différence qu’il y’a entre d’une part, les concours de beauté et d’autre part, le mannequinat. La mentalité que j’avais avant cette année n’entrevoyait pas une carrière dans le monde du mannequinat car pour moi tout cela avait la même résonance. Oui je gagnais les concours de beauté mais la carrière de mannequin m’est apparu comme une évidence, comme mon chemin une fois que j’ai su faire la différence entre ces deux domaines. Et mine de rien en 2014 j’étais élu top modèle Tchad.KOIBLA 1

TPM: quel(s) objectif(s) visez-vous?

APK: Devenir une légende du mannequinat comme Naomie Campbell, a toujours été mon objectif et, le travail reste ma seule arme pour y parvenir. Je m’accroche à ce challenge et me dit chaque jour l’espoir fait vivre. Alors je nourri mon espoir au fruit du travail.

TPM: Combien de fashion week avez vous à votre actif ?

APK: Du haut de mon petit parcours pour rester modeste, j’ai eu a participer à de grands évènements de mode et de festival à l’instar de: Masa en Côte d’Ivoire, Afro mode Au Sénégal , Annual Show au Cameroun, Saamha Ndjamena Fashion Week dans mon pays; Et bientôt Fimo au Togo en février 2018, Masa edition 2018 en mars, Fashion week Conakry en Avril 2018… et bien d’autres.

TPM: quel est le regard de la société tchadienne qui est très réfractaire à ce type de métier ?

APK: (rire), la société tchadienne, waouu, j’ai beaucoup trop à dire à ce sujet, je dirais que c’est une histoire de culture. Être mannequin dans mon pays c’est synonyme de prostitution. Pardon pour ce gros mots mais je dis juste les choses sans détours. Chance à ceux qui ont traversés les frontières pour les découvertes et c’est ceux là qui nous motivent à tenir dans ce métier; je vous dis merci, car c’est rare.

Beaucoup rêve de faire le mannequinat mais par peur, personne ne se lance. D’un autre côté le manque de promoteurs de la profession en Afrique noir constitue également un frein au décollage du mannequinat alors que de l’or brute (les gazelles ou filles grandes de taille), ne manque pas chez moi au Tchad

“Personnellement j’ai cette chance que M. Bani Gata a cru tôt en moi et on progresse petit à petit à l’aide de nos ventes de poulets et Gala au Sélésao. si bleu ou rouge nous aidait sur ce point culturel comme au Cameroun, en Côte d’Ivoire… beaucoup de jeunes seront épanouis mais je me demande,et si jaune peut faire brassage à ses enfants? Déjà à l’extérieur je fais la fierté de mon Drapeau qui est le Bleu Jaune Rouge et les gens sont toujours étonnés et veulent vraiment savoir si au Tchad il y’a les Mannequins???triste réalité.KOIBLA 2

TPM: A la veille d’un défilé très important, comment vous sentez-vous ? et une fois sur le podium ?

APK: A la veille d’un défilé très important je suis pas stressé, plutôt contente, pourquoi? Parce que c’est excitant de mettre le feu sur Le podium.

Une fois sur Scène ma mission c’est de faire voyager mon beau public dans mon monde, ouiii.

TPM: Quel est votre pire souvenir des défilés ? et tous ces maquillages et démaquillages, quels sont vos secrets pour garder votre peau aussi belle ?

APK: pour mon pire souvenir des défilés c’était une fois invité par un amateur de promoteur, au Cameroun pour un événement, donc arrivé je me suis débrouillé à retrouver le promoteur, d’abord payé mon taxi,ce qui m’a rendu folle, une fois avec le promoteur j’avais pas où dormir, restauration et déplacements à mon compte; chance j’ai une maman. Tellement choqué parce que j’avais pas encore d’agent . Beaucoup à raconter mais je m’arrête là car ça reste une belle expérience pour ma carrière et le meilleur reste à venir.

Maquillage ou pas, je me plaît comme ça, j’aime pas trop les maquillages sauf quand la situation m’y oblige, par contre j’adore maquiller les autres.

Pour ma peau alors c’est très important, je détesterai mettre un produit que je connais pas et mon souhait c’est d’être black de chez black.le secret est simple j’applique le beurre de karité (Blanc) qui vient de mon bas fond du village, pas à me compliquer la vie.KOIBLA 4

TPM: Racontez-nous votre meilleur moment passé sur un podium mais aussi les relations que vous entretenez avec d’autres mannequins

APK: c’était une fois au musée, toujours au Cameroun parce que c’est un pays qui pourra témoigner le début de ma carrière.

En plein Show on m’avait surpris avec le trophée du meilleur mannequin 2016/2017 du SAGO, un temps fort!!! et désormais gravé en moi, remis par mon parrain Junior Ebolo de l’agence Mamod, il m’avait formé pour être un model aujourd’hui… j’en profite pour dire merci à Abdelaziz d’Africa Queens.

Nous les mannequins on aime se la Péter même quand le fond est bien vide. mais moi être humble c’est mon arme de Bénédicte, je me fais facilement des amies, chance je tombe que sur les bonnes personne, moi j’aime trop m’amuser et avancer. Mais honnêtement un mannequin qui aime se prendre la tête ne me ressemble pas du tout.

TPM: La grosse actualité ces dernières semaines c’est la décision des grosses pointures françaises de ne plus travailler avec les mannequins trop jeunes et trop maigres. Qu’en pensez-vous ?

APK: le talent n’a pas d’âge, mais, à mon avis, oui c’est une bonne décision. cependant, si la personne est en forme et remplit les critères pourquoi pas la laisser tenter sa chance!?

TPM: Avec quel créateur de mode aimeriez vous travailler et lequel vous a le plus marqué ?

APK: le cerveau en or avec qui j’aimerai travailler le plus et qui chicote mon âme est simplement Jean Paul Gaultier.

TPM: Un conseil pour les jeunes qui se lancent dans ce métier ou qui ambitionnent de le faire ?

APK: Un conseil que je tiens à transmettre à mes frères et sœurs qui rêve d’en faire carrière.

Ayez confiance en vous, ne forcez rien, ne suivez pas les autres pour suivre; ayez toujours la tête sur les épaules, seul le travail bien fait paye.KOIBLA 5

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