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Le Faso dan fani anobli

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Le Faso dan fani, tissu traditionnel (pagne tissé) produit au Burkina Faso, a de nouveau le vent en poupe dans le pays. Le gouvernement burkinabé a récemment rendu son port obligatoire lors des cérémonies officielles. Cette décision a fait l’objet d’un arrêté du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le 8 janvier 2018.

Outre le port obligatoire de cette étoffe pour les autorités et autres citoyens du Burkina Faso, le gouvernement burkinabé a décidé d’encourager son utilisation dans la décoration des locaux des administrations publiques et privées.

La démarche peut sembler anodine, mais elle offre une vitrine à un patrimoine autour duquel le Burkina Faso construit son positionnement économique et surtout marketing. Le contexte s’y prête. Les étoffes africaines s’imposent sur les podiums et dans les habitudes vestimentaires des personnes les plus inattendues à travers le monde entier.

L’on voit bien comment la créatrice Stella Mc Cartney s’est appropriée le « kaba ngondo » camerounais. Et comment Hermès a copié le « Ndop » des peuples des grassfields du Cameroun, pour l’une de ses dernières collections dont les produits sont vendus à prix d’or. A part s’indigner sur les réseaux sociaux, les Camerounais n’ont pas bougé le petit doigt pour protéger ce patrimoine. Hermès s’en sort bien sur ce coup. La maison de couture Dior ne peut pas en dire autant, elle qui a été accusée de plagiat par les habitants de Bihor, un petit village situé en Roumanie.caba n

En effet, Dior aurait plagié une veste faite de fourrure et de broderies, spécifique aux peuples de ce village roumain. La création reprise par la maison de haute couture a été vendue à plus de 30.000 euros (soit 19,6 millions de francs CFA). Révoltées, les couturières de Bihor ont lancé leur propre marque, Bihor couture. Pour faire leur publicité et sensibiliser le monde de la mode, les créatrices roumaines ont fait une apparition à la Fashion Week de Paris et invitent des célébrités telles que Lady Gaga à acheter leurs créations, et non plus celles de Dior. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les fondatrices de la marque Bihor Couture demandent à Maria Grazia, la directrice artistique des collections femmes de la maison Dior, de réaliser un manteau ensemble.

Des accusations de plagiat, il en pleut dans le monde de la mode. Il revient à chacun de tirer son épingle du jeu. On ne peut donc pas faire le reproche au Burkina Faso, de valoriser et protéger un produit patrimonial. Rappelons que déjà à l’époque du président Sankara, le Faso dan fani était le dress code. Le pays des hommes intègres renoue avec son identité. Prenons-en de la graine…faso. sankara faso

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