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Le cinéma au lycée, comme on en a rêvé !

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Le Cameroun a pris une décision forte. Insérer un cursus en arts cinématographiques dans le système éducatif, de la classe 2nde à celle de Terminale. Le gouvernement camerounais n’en fait pas une matière optionnelle, mais une filière à part entière. Dans le détail, les élèves en arts cinématographiques recevront des enseignements sur les fondamentaux du cinéma, les genres cinématographiques, les analyses filmiques, l’économie du cinéma, le processus de réalisation et la sociologie du cinéma.

Autrement dit, dès l’année scolaire 2018-2019, le pays s’offrira le luxe de former des futurs professionnels du domaine. La mesure était annoncée depuis quelques mois. Les choses se sont davantage précisées à l’issue d’un atelier tenu du 12 au 13 septembre 2017 à Yaoundé.cinéecol

Ainsi, l’arrêté publié le 23 août 2018 concrétisant cette promesse est venu répondre à une problématique plus que préoccupante au Cameroun et au-delà. Celle de la professionnalisation des métiers du cinéma. Il est clair que pour autant, le débat sur ce qui confère la qualité de professionnel de ce domaine ne va pas disparaître du jour au lendemain, comme par magie. Au fil, du temps, il va plutôt faire éclore celui sur la continuité de cette formation qui offre tellement de débouchés sur le plan de l’emploi, mais aussi beaucoup d’ouvertures sur les plans économique, politique et surtout idéologique.

Mais, comme il fallait s’y attendre, la mesure a eu fort peu d’échos  dans l’environnement camerounais, y compris auprès de ceux qui sont considérés comme les cadors du milieu. Peut-être est-ce parce que certains d’entre eux ont travaillé à l’implémentation de cette nouvelle orientation pédagogique. Admettons ! Seulement, les voix de corne de brume s’empresseront de s’élever pour critiquer les manquements de cette décision et bonjour l’indignation sur les réseaux sociaux !Affiche-Aissa

Pour revenir à la philosophie de la création d’une filière en arts cinématographiques pour les élèves du secondaire, il est à noter que les apprenants quitteront le lycée avec en poche, un Baccalauréat en cinématographie (si c’est pas génial !). Sur le plan pratique, avec ce diplôme, ils devraient être capables de réaliser un court-métrage d’au moins cinq minutes. Il faut espérer qu’une fois à la fac’, ils rencontreront des programmes taillés à leur mesure pour leur permettre d’évoluer.

On pourrait ergoter des heures sur les échecs du système éducatif et politique camerounais. Et, ce ne sont pas les arguments illustrés par des témoignages qui manqueront… L’inévitable question des financements des productions cinématographiques va se poser, à un moment ou à un autre, à ces centaines de jeunes aspirants aux métiers du cinéma. Mais, cette nouvelle approche pédagogique est une porte ouverte au développement de l’industrie du cinéma au Cameroun et, pourquoi pas, en Afrique. J’ai bon espoir que le Cameroun ne s’arrêtera pas en si bon chemin et prendra des dispositions pour que les futurs réalisateurs, scénaristes et autres, ne seront pas tués dans l’œuf et que la tendance sera généralisée à l’ensemble du continent africain.

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