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« Etre un bon comédien c’est d’abord croire en soi. C’est être soi-même et rester naturel » – Thomas Ngijol

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Invité le jeudi 18 juillet 2019 au master class du festival Ecrans noirs, le réalisateur du film culte « Le crocodile du Botswanga » s’est entretenu avec le public sur son parcours cinématographique et ses expériences.

(c) Tendancespeoplemag

La salle est pleine à craquer. C’est une première aux Ecrans noirs. Le célèbre acteur Thomas Ngijol entre dans la salle sous une vague d’applaudissements. Les festivaliers très enthousiastes ne tardent pas à lui poser des questions. A la fois acteur, comédien, cinéaste, producteur et réalisateur, Thomas Ngijol poursuit sa carrière de manière logique. « J’arrive dans le cinéma par l’écriture. A la base je viens de la scène, du théâtre et du one man show. Je me suis découvert des talents qui m’ont permis de quitter la réalité à la fiction », souligne-t-il. En effet, son parcours, il ne l’a pas construit au hasard. « Aujourd’hui, si je m’amuse à faire plusieurs choses à la fois, c’est simplement parce que quand j’étais tout jeune j’apprenais un peu à faire tout et je me débrouillais à bien le faire. Je me souviens par exemple qu’à l’époque quand j’étais plus jeune, je filmais tout. C’est ça qui m’a donné envie de réaliser », évoque-t-il. La passion, il l’a depuis sa tendre enfance. Pour faire une belle comédie, il estime que tout dépend de soi. « Je ne pense pas que pour être un bon comédien il faut forcément suivre une formation. Etre un bon comédien c’est d’abord croire en soi. C’est être soi-même et rester naturel », précise le « Président Bobo ».

Malgré son succès au cinéma à l’échelle internationale, Thomas Ngijol est aussi la cible de critiques. Interrogé par une journaliste lors de ce master class au sujet d’un article publié par le quotidien Le monde il répond que : « Au stade où je suis et africain que je suis, je ne m’attends pas à ce que les blancs me déroulent le tapis rouge. Quand on vit avec cette réalité, il faut s’y faire. Ce qui compte pour moi c’est l’avis général du public et non ce que pense un média sur les plans du film Black Snake. Pour moi, si la majorité du public me dit qu’elle a pris du plaisir à regarder mon film, moi ça me va. Le reste est complexe ».

Marié et père de deux filles, ce quarantenaire prépare d’autres surprises. « En Août je vais tourner un film en France. Et j’ai un autre film que j’aimerais réaliser en 2020 en Afrique », laisse-t-il entendre à l’assistance.

Invité spécial

Thomas Ngijol prend part aux Ecrans Noirs 2019 à la demande du public. En fin 2018, le public cinéphile africain le réclame et décide de lancer un hashtag sur Facebook. Le ♯thomasngidjolauxecransnoirs fait le tour de la toile. Un appel qui conduira à la validation puis à la confirmation de son invitation aux Ecrans Noirs 2019. « Je suis très content et très honoré d’être ici au Cameroun. Ça me fait chaud au cœur et je dis merci  pour cet élan », déclare-t-il. Au sujet d’une collaboration avec les acteurs camerounais, il reste indécis. « Je suis heureux que des acteurs et autres veuillent travailler avec moi dans des projets cinématographiques. Je trouve l’initiative intéressante mais je ne veux pas promettre des choses que je ne vais pas réaliser. Par contre je vais y songer et on verra », poursuit-il.

Pour apprécier le cinéma local à ce festival, Thomas Ngijol a assisté, hier à la projection du long-métrage « Trauma », réalisé par Cynthia Elizabeth Ngono.

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