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Fespaco 2019 : cinéma et musique, un amour à sens unique ?

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Même si elle est omniprésente dans les productions cinématographiques, la musique reste mal considérée. Les auteurs des compositions musicales ne sont pas toujours mis en avant et leurs droits ne sont pas toujours respectés. C’est pour attirer l’attention sur l’intérêt d’une meilleure considération de la corrélation cinéma et musique que le Cisac a tenu un colloque mardi dernier à Ouagadougou, à la faveur du Fespaco 2019.

Quel est le lien entre « Dirty dancing », « Le parrain », « Le bon, la brute et le truand », « Body guard » et « Titanic » ? Réponse : leur bande originale ont été des succès planétaires. Il est impossible de dissocier ces films de ces chansons cultes. Petite illustration du lien musique et cinéma.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est le lieu indiqué pour démontrer l’intérêt de mieux considérer la musique dans le secteur du cinéma. C’est la démarche de la Confédération internationale des sociétés des droits d’auteur et des compositeurs (Cisac).

Le mardi 26 février dernier, cette institution a donné un colloque en marge du Fespaco pour parler du droit d’auteur dans l’écosystème audiovisuel. Le plaidoyer a découlé sur un partenariat entre les deux institutions, dont les détails n’ont pas encore été communiqués. Le but est de donner plus de considération à la musique dans la production cinématographique. Mais, à terme, l’ambition est que les auteurs de compositions musicales soient reconnus à leur juste valeur.

Au-delà de la reconnaissance, les auteurs des compositions musicales ont des droits. Ils doivent les connaître pour mieux les protéger. Les producteurs doivent également avoir à cœur de créer un cadre propice au respect des œuvres musicales.

Si ces notions étaient répandues dans le milieu, la Cisac n’aurait pas fait le déplacement pour le Fespaco et ne mènerait pas d’action de communication et de sensibilisation. Bon à savoir, l’utilisation des musiques dites préexistantes est encadrée sur le plan juridique.

« Il faut, au préalable, obtenir les accords de l’éditeur, du producteur, en négociant une redevance pour la cession des droits, ainsi que des ayants-droit. Aux deux premiers, il faut adresser une lettre  demandant une estimation du prix pour la cession de droit. Ladite lettre doit également indiquer le budget du film, la durée de l’extrait et les conditions d’exploitation du film. Un contrat n’est signé qu’après ces différentes étapes », explique Sam Mbende, membre du panel du colloque, par ailleurs président de l’Alliance panafricaine des auteurs compositeurs de musique.

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