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Martial Kouamo Nkengne : « Les jeunes ont besoin d’apprendre »

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Le directeur du festival de cinéma éducatif  KOMANE parle de la philosophie de cet événement et annonce les particularités de la 5ème édition prévue du 7 au 9 février 2019 dans la ville de Dschang, au Cameroun.

Vous êtes le promoteur du festival « KOMANE ». Parlez-nous de ce concept.

Le concept du festival KOMANE, c’est simplement comment éduquer par le cinéma. Le mot KOMANE est un composé du « KOMAN » et de « E » pour éduquer ? La réponse par le cinéma. Le festival KOMANE se déroule sur trois (03) jours dans la ville de Dschang. Il a lieu une fois tous les ans au mois de février, avant le 11 février. Il a plusieurs articulations : une parade d’ouverture à la base nautique de Dschang, suivie de la projection des films d’ouverture pour le premier jour. Le deuxième jour, le KOMANE a une campagne de sensibilisation sur une maladie (cette année, on parlera de l’AVC et du massage cardiaque). Cette campagne a lieu dans un collège ou un lycée de la ville de Dschang. Ensuite, une visite guidée est faite dans une chefferie du département de la Menoua pour la découverte de l’histoire de nos chefferies. Puis s’en suit une conférence de presse et la suite des projections des films en compétition. Il faut dire ici que pendant tout se déroulé, un atelier de formation a lieu en parallèle. Enfin le troisième jour, KOMANE offre un circuit touristique guidé se trouvant dans le département de la Menoua. Ce dernier jour s’achève par la cérémonie de remise des prix aux différents lauréats.

A quel besoin ce festival éducatif vient-il répondre ?

Le KOMANE vient répondre à plusieurs besoins. Il faut préciser ici que Dschang est une ville estudiantine, en manque d’activités audiovisuelles et cinématographiques. KOMANE est le seul festival du genre dans tout le département. Les jeunes qui constituent, selon les propos du maire, près de 80% de la population, n’ont de distractions que les jeux de hasards et l’alcool. Ils ont besoin de se distraire, d’apprendre un métier du cinéma et de voir les œuvres des cinéastes d’ici et d’ailleurs : le festival KOMANE le leur offre une fois l’an. Aussi, pour les cinéastes eux-mêmes, KOMANE leur donne une occasion unique de partager avec le public du département de la Menoua, leur savoir, leur expérience et surtout d’échanger entre eux sur la nécessité de faire des films plus éducatifs que d’autres. Pour les distributeurs et les diffuseurs, ils découvrent pendant le KOMANE, des talents et des produits qui peuvent être négociés à bon prix pour un programme télé ou à d’autres fins d’exploitations.

Quel est l’objectif recherché par ce projet ?

L’objectif recherché par KOMANE a deux volets. Le premier volet c’est d’abord de sensibiliser la jeunesse sur le pouvoir qu’a un film sur elle, de la conscientiser par rapport à être et paraître, et surtout de lui proposer à découvrir nos sites touristiques, nos coutumes et traditions pour qu’elle puisse se l’approprier. Le second volet est celui de regrouper les scénaristes, les réalisateurs, les producteurs, les distributeurs, les comédiens et tous les autres métiers de l’audiovisuel et du cinéma afin qu’une politique du film éducatif soit mise sur pied de commun accord pour atteindre la cible. Le rapprochement du jeune public à travers les campagnes de sensibilisations vise à le ramener vers nos séances de projections des films suivies de causeries éducatives, et que le circuit touristique est un appel aux faiseurs de films afin que dans nos films soit mis en avant l’envie de faire du tourisme au Cameroun par les Camerounais d’abord et le reste du monde par la suite.

Comment mesurez-vous l’impact de votre festival dans votre environnement ?

L’impact du festival KOMANE se ressent à travers l’adhésion des populations, à travers la venue timide des responsables de certains établissements scolaires, à l’adhésion de certains chefs traditionnels, à travers l’accompagnement institutionnel visible par la présence, à chaque édition, des représentants du ministre des Arts et de la Culture, à travers le public plus nombreux  chaque année… Nous ne sommes qu’à la veille de la 5ème édition donc beaucoup reste encore à faire et à parfaire. Ce qui est vu aujourd’hui, sera grandiose demain.

Vous avez dit vouloir appeler les faiseurs de films à aborder davantage les thématiques pouvant permettre de sensibiliser et éduquer. Avez-vous le sentiment qu’ils sont réceptifs à ce message ?

Le sentiment qu’ils sont réceptifs à ce message sur les thématiques pouvant permettre de sensibiliser et d’éduquer, est partagé. Partagé en ce sens que certains donnent l’impression que cette pensée-là n’a pas sa place car tout film véhicule une leçon, tandis que d’autres pensent que ce genre de film là n’est pas vendable. Au finish, nous sommes quand même d’accord qu’il y a des films qui sont plus éducatifs que d’autres et que la manière de traiter le sujet, de rédiger le scénario et de réaliser le film peut permettre de vendre et de bien vendre ce type de films. D’ici quelques éditions du KOMANE, nous verrons ensemble à quel niveau se situe leur position vis-à-vis de ce courant de pensée.

 Vous préparez la 5ème édition du festival éducatif  KOMANE. Où en sont les préparatifs ?

Les préparatifs de l’édition 5 du festival éducatif KOMANE, vont bon train. Nous avons déjà reçu plus de vingt-cinq (25) films qui, actuellement, passent à la présélection. Les acteurs de la parade d’ouverture sont en pleine répétition, la chefferie qui aura honneur de recevoir les invités du KOMANE est encore en négociation ainsi que le circuit touristique, mais c’est sur la bonne voie. Les trophées du KOMANE, d’une originalité incontestable, sont en finition.

Quelles seront les particularités de cette 5ème édition ?

Les particularités de cette 5ème édition c’est d’abord le parrain de cette édition de KOMANE. C’est un comédien, producteur, homme à plusieurs casquettes j’ai nommé Jean de Dieu TCHEGNEBE de son nom d’artiste MAN NO LAP. D’autres particularités sont : la projection des films dans les établissements scolaires et la projection des films dans une entreprise de la ville.

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