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Pour paraitre « chic et class » à Abidjan, ces filles sont prêtes à tout pour des mèches brésiliennes !

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Paraitre  « chic et class » à Abidjan ! Aujourd’hui   c’est la ruée des jeunes filles et femmes ivoiriennes vers  les mèches brésiliennes ou  cheveux naturels, venus d’Inde, du Brésil et de plusieurs autres pays. Malgré les coûts souvent exorbitants qui partent de 50 000 FCFA à 500 0000 FCFA l’unité, certaines ne jurent que par ces produits jugés class et tendance. Nombreuses  femmes désormais ne se sentent belles qu’avec des mèches brésiliennes sur la tête. Se promener avec les cheveux naturels, des mèches artificielles et synthétiques donne l’impression d’être démodé. Ainsi, l’achat de mèches fait partie du budget mensuel au même titre que le loyer et la nourriture. « Les cheveux  brésiliens ou indiens  sont comme de vrais cheveux et durent plus longtemps. Même après plusieurs  mois et voire même années, la mèche est toujours souple et on la porte aisément », explique Mlle Aichata, rencontrée au Forum d’Adjamé…

Les mèches et tissages brésiliens sur le marché ivoirien,  sont devenues le nouveau signe extérieur de richesse des jeunes filles parce qu’il  faut avoir suffisamment d’argent s’en procurer. Sans compter qu’il faut des frais supplémentaires pour la pose et l’entretien. Car ce sont des mèches très délicates et il faut en prendre bien soin.

Dans la galerie de mèches aux Deux plateaux-Vallons, au toucher d’une « lace wig » (perruque indétectable) faite avec du « remy hair », un type de mèches vierges d’origine humaine parmi les plus chers sur le marché, on est édifié sur le phénomène. Les prix avoisinent  le million de FCFA, accessoires compris. Imitant à la perfection le cuir chevelu humain grâce à une étoffe de tulle (appelée lace ou dentelle) sur laquelle sont généralement implantées, une par une, des mèches humaines de diverses sortes (brésiliennes, péruviennes, indiennes, cambodgiennes etc.), la lace wig est une technique de coiffure qui vient des Etats-Unis, accessible en Côte d’Ivoire depuis plus d’une dizaine d’années à des coûts valant jusqu’à 40 fois les mèches synthétiques produites dans les usines du pays. Front lace, full lace, 360° (selon l’emplacement de la perruque où la dentelle est utilisée), closure, pouces, raw hair… tout un lexique complexe et diversifié autour du choix et de l’achat de ces perruques.

« Ce sont des mèches réservées à une clientèle de luxe », confie une vendeuse. Et dire que le magasin ne désemplit pas. Dans certains groupes de femmes, on ne jure que par les mèches brésiliennes. Et des filles sont prêtes à tout pour s’en procurer. « Je connais des filles qui vont se prostituer et faire des choses inimaginables pour se procurer ces mèches. D’autres filles pour se faciliter la tâche, louent les perruques de leurs camarades pour aller à certaines cérémonies », raconte Mme  Koné, restauratrice.

Selon des données officielles rapportées à la télévision nationale dans  le magazine économique Made in Africa, plus de 40 millions d’unités de mèches de cheveux sont consommées en Côte d’Ivoire chaque année pour un montant officiel de 500 millions de FCFA, soit 15% des revenus des femmes, ce qui met les mèches à la troisième position des dépenses après l’alimentation et les vêtements.

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