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« Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » : confidences de Salimata Kamaté

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Nous la rencontrons à Ouagadougou, au Fespaco 2019. Attablée dans un restaurant très couru à l’heure du déjeuner, Salimata Kamaté discute discrètement avec son amie, Nastou Traoré. L’actrice peut se targuer d’être du casting d’un film à succès en France. Mais, elle se fond dans la masse. Hors scène ou lorsque les lumières s’éteignent, elle préfère redevenir une femme ordinaire. Pas de prise de tête donc avec cette femme issue du théâtre, propulsée par le cinéma. « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu »  lui a donné du volume. Elle en parle dans cet entretien exclusif. Salimata livre également quelques anecdotes du tournage, raconte sa rencontre avec Christian Clavier, parle ses rapports avec les autres acteurs du film et de ses projets. Entretien…

Vous incarnez Mme Koffi dans les deux volets du film « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ». Comment êtes-vous rentrée dans ce personnage ?

En tant qu’artistes, nous devons nous adapter à tous les rôles qu’on nous donne. Nous avons choisi ce métier, donc c’est à nous de nous mettre dans la peau des personnages. Compte tenu des expériences vécues jusqu’à présent, il est facile pour moi de m’adapter à tous les rôles, parce qu’en général, on doit faire un rendu de ce qui se passe dans la vie de tous les jours. Donc, jouer Mme Koffi dans « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » n’a pas été bien compliqué. J’ai bien compris ce rôle. Je pense m’en être bien sortie. Je viens du théâtre. Le cinéma est venu après. Cette formation théâtrale sert beaucoup quand on doit rentrer dans des rôles. En tout cas, c’est ce qui s’est passé avec moi.

Quelles anecdotes du tournage des volets du film « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » pouvez-vous partager avec nous  ?

Quand le réalisateur [Philippe de Chauveron, Ndlr] m’a appelée, j’étais en Côte d’Ivoire où je vis. Je lui ai demandé pourquoi il m’a choisie. Il m’a répondu que c’est parce que j’ai joué dans « Intouchables ». « Et puis tu sais quoi ? Je suis superstitieux. Si le film a marché, c’est parce que tu as joué dedans », m’a-t-il dit. Et effectivement, Dieu merci, on a fait le film et ça a marché. Sur le plateau de tournage, j’ai fait la rencontre de Christian Clavier. Je ne le connaissais que furtivement, l’ayant vu quelquefois à la télé. Alors, j’ai vu qu’il avait son staff, son coiffeur, bref, toute une équipe qui le bichonnait. Je ne savais pas à quel point il était respecté dans le métier en France. Je me suis dit « Ah ! J’ai de la chance alors ».Et puis, tout s’est très bien passé. J’ai beaucoup aimé le tournage de ce film. Le réalisateur a fait un très bon casting parce qu’il y avait plus de comédiens que d’acteurs. Certains tournaient leur premier film. Mais c’est aller comme sur des roulettes. Nous sommes tous venus avec un esprit de famille, comme au théâtre. Au cinéma, les gens se retrouvent, travaillent et quand c’est fini, tout le monde s’en va. Or, au théâtre, il y a plus d’esprit de famille. On prend toujours les nouvelles les uns des autres, on est toujours contents de se retrouver. Je pense que cet esprit a été pour beaucoup dans le rendu final et le succès de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ».

Le deuxième volet est en promotion en ce moment…

En effet, la production travaille sur la promotion de « Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu » sorti le 14 janvier dernier. Il marche plus fort que le 1. On a au moins un million de vues par semaine depuis sa sortie.

Quels sont vos rapports avec les acteurs du casting de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » ?

On a de très bons rapports. Mais comme je le disais tout à l’heure, dans le cinéma, quand on a terminé un projet, chacun part de son côté. On essaie tout de même de s’appeler de temps en temps. J’ai régulièrement des nouvelles de mon fils [Charles Koffi incarné par Noom Diawara, Ndlr] et de ma fille [Viviane Koffi incarnée par Tatiana Rojo, Ndlr]. Je vis en Côte d’Ivoire et eux en Europe, mais cela n’empêche qu’on se parle tout le temps.

Après ce succès avec « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu », quelle sera la prochaine étape ?

Je suis sur le projet d’un film réalisé par un ivoirien qui va se tourner entre la Côte d’Ivoire et la France. Après ça, j’ai une création théâtrale à Marseille en 2020. Mais nous commençons les lectures en mars-avril 2019.

Jouer dans un film à succès en France, ça ne donne pas un petit peu la grosse tête ?

Pas du tout ! Je ne suis vraiment pas du genre à prendre la grosse. Je suis comme je suis. Quand je suis sur une scène ou sur un plateau de tournage, je suis comédienne ou actrice. Quand j’en sors, je suis Salimata Kamaté que vous voyez en face de vous.

Un mot pour les jeunes actrices qui aimeraient avoir une carrière comme la vôtre?

Je leur conseille de travailler. Seul le travail paie. Ce n’est pas parce qu’on a fait un film qui a marché, qu’on va prendre des brésiliennes de 300 ou 600 euros pour jouer les stars. Il faut travailler. La reconnaissance vient toute seule après.

Salimata kamaté


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