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Au Ticad 2019, on a parlé du cinéma africain

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De nombreux acteurs du secteur se sont retrouvés autour d’une table pour un diagnostic de l’environnement du 7ème art sur le continent. C’était à la faveur de la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique tenue au Japon du 28 au 31 août 2019. 

Le cinéma africain est plein de ressources. Cependant, il est confronté à certaines difficultés qui empêchent son rayonnement à travers le monde. C’est pour en parler qu’une table ronde sur le cinéma africain a eu lieu à Yokohama, en marge de la 7ème édition de la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique de Tokyo (Ticad).

 Sous le thème « Le cinéma africain au-delà des frontières – construire de nouveaux efforts de coopération », cette rencontre a permis d’énumérer les difficultés du 7ème art africain. « Les défis à affronter dépassent les cadres nationaux. Ils impliquent, par exemple, de faciliter la mobilité des artistes, introduire des mesures de traitement préférentiel, encourager les résidences d’artistes, promouvoir la distribution de films africains et augmenter le nombre de coproductions. La Convention de l’UNESCO de 2005 sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions culturelles, dont nous espérons qu’elle sera ratifiée dans un proche avenir par le Japon, fournit un cadre politique et légal solide pour le développement de telles politiques en Afrique et au-delà », a déclaré Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco.

Structurer l’industrie et créer un marché

De leur côté, les acteurs de l’industrie du cinéma africain, comme Ardiouma Soma (Fespaco) et Fidelis Ducker (Festival international du film d’Abuja), ont appelé à l’élaboration de nouvelles politiques en vue de professionnaliser le secteur grâce à des formations sur l’économie du secteur créatif, ainsi que le développement de nouveaux marchés et publics pour les cinéastes indépendants. « Il y a, dans le continent africain, un grand espoir de changement. Le renforcement des capacités et la mise en place de systèmes de financement pour développer et encourager les talents des jeunes cinéastes en Afrique et à l’international sont la clé », ont-ils rappelé.

Parmi les priorités discutées : le besoin de cadres institutionnels, juridiques et financiers pour soutenir l’industrie du film indépendant, la mise en place de plateformes d’échanges professionnels internationaux, et l’inclusion de clauses de coopération culturelle dans les accords commerciaux bilatéraux, conforme aux principes de la Convention de 2005 de l’UNESCO.

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